20200304 - La "couche" de Bruno Bachimont

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perférent en conflexion ...


Nous avons eu à la MSH de Montpellier, dans le cadre de Numérev dont je vous avez parlé l'été dernier, un topo de Bruno Bachimont, l'un de nos plus brillants humanumériciens actuels. A la fin de ce topo il m'a rapidement diagnostiqué la couche que je tiens, sans l'avoir réalisé depuis 42 ans - dont il venait incidemment d'introduire le concept et me montrer la nomologie sans s'en rendre compte lors d'une objection pertinente. Comme cela résout la quadrature de l'internet et que son topo n'a pas encore été publié ni discuté à Montpellier, ni débattu chez nous, je voulais ne pas trop polluer les lieux mentaux en mélangeant son approche, celles des contributeurs montpelliérains et des net-setters du "Comptoir" ) et la mienne avant d'en engager la tentative d'émergence concertée d'une RFC indépendante ou de l'IRTF/IAB.

Avant d'en exposer le "quid est", le "de quoi s'agit-il ?", il convient d'entendre que quatre écoles diktyonumériques (continuité maillée de la complexité numérique) sont ici en jeu : celle de Pouzin, celle de Vint Cerf/Bob Khan, la mienne (Tymshare/TNS) et l'humanumérique commune sur fond d'une vision organisée (Etats) ou intercapacitative (multitude). Toutes reposent sur le concept de "piles" fonctionnelles où une ....


.... nous débattons du remaniement de ce texte après avoir découvert que la séquence "programme, réseau, couche, maquette" a bien été en elle-même publiée, débattue et documentée. Il convient de l'analyser en détail et de bien comprendre les différences ici entre les acceptions technologiques et cognitiques de ces mots....


... une idée fondamentale en présentant une "pile" d'accommodation du numérique : "programme, réseau, couche, maquette" et en proposant un exemple partiellement fagoté de la présentation de la preuve numérique qui a fait réagir notre juriste.

En utilisant "maltapropos" le terme "couche", et ensuite en m'accusant d'en tenir une (il est brillant, il a vite diagnostiqué !), il m'a fait réaliser que la "couche" dont il parlait n'était pas une des couches du niveau OSI, mais une couche d'usage telle que décrite au niveau haut de mon vieux modèle étendu (et sur mes wikis inaccessibles, pour cause de version PHP que je ne sais plus gérer).

Note
1. Pour ne pas polluer l'idée (elle me parait très riche), j'ai demandé à chacun des présents de me dire ce qu'il comprenait par "couche", mais je doute de recevoir des réponses : j'ai fait le geste et ils ne pourront pas protester que je m'approprie la mise en cohérence des divers aspects concernés.
2.Beaucoup de ce que je dis est aussi dit par Bachimont, sous des vocables différents et à partir d'une vision "post-capaxique", cf. infra.


L'idée est la suivante :

1. Il y a le catenet de Pouzin qui forme la structure du réseau (disons le hardware). Elle est accaparée aujourd'hui par la pile protocolaire internet de bout en bout, sous TCP/IP (équipe Cerf/Kahn) qui en fournit, disons un software "a minima" par rapport à l'intégration OSI (équipe Pouzin) et surtout à Tymnet étendu (mon projet) orienté brainware, c'est à dire intelligence utilisatrice de l'interligence sémantique (intrication de tout ce qui est lié) constituée par le hardware, le software, et le mnemware (mnèmes : traces présentes du passée formant les réalités, réelle et virtuelle actuelle, et - avec le contexte - autorisant les possibles).
2. depuis le tout début (rencontre Tréhin et moi avec Pouzin en mai-1978) je sais que le hardware (bande passante comprise) ne sera jamais un problème. C'est le plus grand investissement compétitif de l'histoire. De même pour le software car Pouzin (qui paraînait l'OSI de Zimmermann et Elie) pouvait s'accommoder de TCP/IP, et Tymnet était conçu pour s'accommoder des deux et bien plus. Par contre, l'environnements TCP/IP ne pouvait pas s'accommoder du sémantique faute de couche 6 présentation (il a fallu attendre l'appli du web, et encore nous avons toujours de sacrés problèmes sur les aspects des langues surtout interactivement : noms de domaines multilingues). Par ailleurs au niveau des traces mémoires, si l'on comprend que ce ne sont que des messages qui s'empilent, cela passe sous le mail : nous le voyons avec la sédimentation/réplication de l'information sous JMAP actuel.
3. Donc si cela marche pour les couches de niveau réseau, la "couche" dont parle Bachimont est hors réseau : c'est une couche de "types d'utilisation" qu'il va maquetter pour chacun selon une modélisation à expliciter (ce que j'appelle une architectonie, comme ALFA). C'est ce que la juriste de l'institut des données lui a opposé : pour le Droit, la preuve n'est pas calculée comme pour l'IA, mais acceptée par le Juge. Ceci veut dire qu'au-dessus du catenet et de l'internet l'on peut cliver, mais sous conditions, des perceptions communes (ce que la RFC 6852, sur le paradigme de standardisation moderne, appelle des "communautés globales" - heureusement sans préciser, mais en utilisant leurs marchés compétitifs comme sources de spécifications technologiques et pousseurs d'innovation). Or ce clivage, soulevé ce jour là à l'occasion du Droit, est le cauchemar de l'IETF et de la Gouvernance de l'Internet (Macron/Zuckerberg réclamant de la régulation), car elle le voit au niveau protocolaire de TCP/IP et du DNS (la "balkanisation" de l'internet). Là où le code fait loi.
Ce n'est plus le cas si nous le voyons au niveau de l'usage et de sa régulation/protection, au contraire c'est LA solution, qui formalise et harmonise la problématique des langues, du RGPD, des Etats, des entreprises, des communautés, etc. au sein de la multitude globale.
4. Mais cela ne s'appelle plus une couche : c'est une couche du niveau usage, que seul Tymnet étendu considérait séparément au dessus du niveau réseau (qui devait donc non pas la gérer, mais la supporter). C'est un écotype. Avec son ensemble d'usages, droits, contraintes, etc. c'est une nomologie (ensemble de règles de tous ordres) d'utilisations reconnues, respectées et enforcées.
Nous sommes aujourd'hui empêtrés dans un contexte diginumérique considéré comme un espace de non-droit, car tous les droits s'y chevauchent. Il suffit de répartir cette zone de non-droit en sous-zones de droit, selon chaque usage reconnu, et à leurs "ecotextes" propres. C'est une notion de "couche de virtualisation écosystémique".
De façon concrète, c'est ma proposition déjà bien discutée de "VGN" (virtual glocal network) - ex. les réseaux virtuels de universitaire, de la klongophonie, des airlines, de la mer, etc. avec leurs IANA, IETF, gouvernances, etc. et ontologies terminologiques et sémantiques propres - conformément à la RFC 6852. Leur standardisation technologique étant (cf. RFC 1958 sur l'architecture internet) non pas de "bout en bout" comme le permettait Tymnet - mais de "frange à frange". Le bout en bout est quant à lui réservé à l'échange de datagrammes.
5. Maintenant, c'est mon processus général du "capax" qui rentre en jeu. Nous avons un besoin humain. Nous tirons sur notre capacité plushumaniste pour trouver une réponse (comme l'informatique et le réseau pour répondre à la complexité) et il en résulte la néguentropie des possibilités nouvelles que cela ouvre et auxquelles il faut du boulot pour s'adapter. Comment implémenter les "ecotypes" ? Il leur faut à chacun :
  • une sous-zone : cela est built-in dans le DNS, ce sont les classes. Ma partie. Il ne faut qu'un jeu de serveurs DNS pour tester et comprendre comment associer à IPv4/v6.
  • une définition écotypique (comme les grenouilles dans lécosystème de la mare).
  • la matérialisation de leurs capacités écotypiques : un dépôt des logiciels correspondants.
  • le support actif de leurs spécificités au sein du réseau : ce sont mes "services étendus" (néguentropie post-shannonienne des réseaux) - ce qui pour les membres d'un écotype va leur fournir l'écotexte dont ils ont besoin (par exemple le support stigmergique (coordination par le contexte) dont ils ont besoin.
  • une RFC qui formalise la déclaration et la reconnaissance de la réalité des écotypes à partir de leurs gouvernances, bonnes pratiques et lois (Etats). Il faut que je soulève cela auprès de Pouzin, Cerf, Nottingham (sa RFC en préparation sur le support des utilisateurs par l'IETF).
  • des exemples structurés et structurants. Mon idée est de faire porter cela pour nous sur la recherche citoyenne (Hors Murs) en assistance mutuelle (effet de multitude) augmentée (intelligence artificielle incluse au niveau de la "saveur" des "perférents").