Projet Plan M

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De quoi s'agit-il ?


Le diagnostique que nous pouvons porter sur notre situation présente est que les choses se passent comme envisagées : nous atteignons la "singularité" dite technologique et nous tentons d'y répondre avec raison.
La raison, du latin ratio, qui désigne à l'origine le calcul pour prendre ensuite le sens de capacité de compter, d'organiser, d'ordonner, est la faculté qui nous permet
  • de connaître, de juger et d'agir conformément à des principes (compréhension, entendement, esprit, intelligence),
  • en nous fondant sur des calculs logiques (discernement, jugement, bon sens commun)
  • et d'appliquer ces jugements à l'action.
La singularité c'est le moment où la "multitude des chacuns de nous" dotons artificiellement chacune de nos autonomies de la capacité d'approfondir la mathématique de ces calculs en l'étendant,
  • de l'analyse logique de nos dialectiques successives (logique du tiers exclu : un à un),
  • à la synthèse agorique (agorique des tiers inclus : comme sur une agora, de tous à chacun) de la complexité de nos polylectiques simultanées.
Ce projet vise simplement à aider l'auto-catalyse virale, l'autopoïése, d'une identification, d'une appropriation et d'une maîtrise pratique commune de cette conséquence sociale du développement intellectuel et démographique de notre Multitude d'autonomies ainsi augmentées.




Objectif du Projet "plan M"


à être auto-catalytiquement viral, . C'est à dire que c'est une idée au sens de Platon, qui une fois écrite vivra sa vie comme l'explique Aristote. Le propos est qu'il soit "épiécrit", c'est à dire qu'il puisse trouver dans sa description initiale le moyen de sa propre évolution, et ainsi de suite, dans le sens souhaîté par ses participants antérieurs et pour le bien de ses destinataires ultérieurs, quelles qu'en soit les acomplissements et les viscicitudes historiques. En cela il sera lui-même une expérimentation virtuelle de sa propre discipline : la gouvernance augmentée de la multitude et de ses projets autonomes (comme par exemple, l'IETF ou le W3C) pour ce qui est, comme presque tout, en "réseau de réseaux" (Louis Pouzin).


L'homme est un animal social (Aristote).

Il en résulte que son double besoin premier est :

  • la capacitation de son autonomie et
  • la gouvernance de ses communautés. TR

Notre intérêt porte ici sur les aspects technologiques de l’augmentation de cette capacitation et de cette gouvernance sociétale dans le respect et le soutien des choix des autonomies, tout en tenant compte des intrications constitutives nouvelles entre l'autonomie des personnes et la gouvernance de leur société.



Histoire

L'observation de l'histoire humaine montre

  • une constance des capacités personnelles et qualités industrieuses (techne)
  • du souci et du besoin grégaires (philia),
  • porteuse d'une adaptation progressive des structures sociales, d'approvisionnement et d'éducation en fonction du nombre d'individus.

Cette adaptation parait progressive en ce sens qu'elle ajoute des capacités collectives, semble-t-il, propres à des seuils de démographie locale et globale :

  • local spécifiant ce qui ressort de la capacitation autonome individuelle dans son contexte propre ;
  • global englobant ce qui relève de son rapport à la contexture du monde qui lui est extérieur tant matériel qu'intellectuel.

Il semble en résulter :

  • un besoin glocal (dialogie les réunissant en une "réalité virtuelle"),
  • d'une homéostasie nomologique (ensemble des lois, règles et rapports physiques, économiques, sociétaux) de protection
  • à la fois personnelle et communautaire, dont la compréhension endoxique (compréhension commune) sera prise pour paradigme de la forme de société actuelle (du moment présent).

Notre société actuelle est soumise à une évolution constante de ce paradigme sous l'effet d'un certain nombre de ses paramètres architectoniques (c'est à dire premiers).

Son adaptation et l'adaptation à son adaptation réclament d'identifier ces paramètres, de comprendre leurs seuils et leurs effets et d'en tirer le meilleur parti pour un retour à cet un équilibre général qui nous parait vaciller (ex.: gilets jaunes, le gilet qui réfléchit).

Nous avons conscience que ce retour à l’équilibre réclamera sans doute des ajustements profonds auxquels nous devrons avoir individuellement et collectivement la capacité acceptée de nous adapter. Nous nommerons "capax" cette capacité : ce sera un des mots nouveaux dont nous aurons besoin pour étendre notre glossaire d'un univers dont nous découvrons en fait la plus grande profondeur (du bit et du pico).

La problématique de cette profondeur en semble essentiellement "agorique", c'est à dire que :

  • au lieu de pouvoir adresser les difficultés ou les opportunités séquentiellement, une à une, dans un contexte de dialectique d'échanges discursifs (logos : logique bien établie depuis Aristote),
  • nous devons les anticiper simultanément dans un contexte de polylectique complexe de place commune (agora : selon une méthodologie agorique qui nous est nouvelle).
Nous découvrons que non seulement tout semble lié par une interligence commune, dans un chevauchement des liens de tout ordre, y compris donc, ce qui nous est nouveau, temporels.

La trajectoire de nos gouvernances

Famille

Pour y voir clair : nous avons, dans la forêt, commencé par la famille
Famille

Communautés

et la tribu de chasseurs-cueilleurs. Puis nous avons déployé le village, la ville, les empires, la féodalité pour parer leur chute,
Communautés

Etat moderne

l'Etat moderne, la Société des Nations, l'internationalisation et la multilatéralisation,
Etat populaire

Multitude

ce qui parait, aujourd'hui, devenir confusion angoissante par :
  • la mondialisation quotidienne des rapports et la multiplications des relations structurelles,
et
  • l'éducation/autonomisation/anonymiation des individus et la marchandisation de leur vie privée et le sentiment de perte de reliance au sein de la Multitude.
Multitude des chacuns de nous

Anthropobotisation

et ce qui parait pouvoir être sa "démocratisation augmentative", via
  • la cobotisation de notre société devenant anthropobotique,
et
  • la domotisation de notre Multitude.
Facilitation par augmentation cobotique

 

... nous allons maintenant devoir y "circonfléchir" ensemble ...

 

La sapience

Nous disons notre société être la "société de l'information". C'est bien vrai, mais en cela nous souffrons de ne pas encore avoir de théorie complète de l'information. Nous avons :

  • une théorie de l'information et de la communication, mais pas encore des relations et du savoir ;
  • des théories de l'énonciation et de la cognition, cette dernière étant rendue floue par le fait que nos accords internationaux sur la gouvernance portent en français sur la connaissance et le savoir et en anglais sur le knowledge.
  • une recherche encore assez jeune de l'évidentialité/médiatif en linguistique.
  • une expérience informatico-réticulaire à l'histoire conceptuelle non encore stabilisée et au déploiement industriel sans précédent.

Heureusement, dans l'attente d'une science infodynamique rendant compte de l'équilibre informatif de l'univers, un consensus assez fort se fait sur la notion de "communs/commons", selon un sens identique en anglais et en français que l'on peut énnoncer comme "bien de propriété participative de la multitude", c'est à dire commune à tous et chacun de ses membres régaliens, civils, privés et internationaux.

C'est dans ce contexte qu'émerge peu à peu la notion de "sapience" comme le "commun de savoir commun". C'est à dire, le troisième degré :

  • au dessus de la "doxa", le buzz, la rumeur populaire de Platon,
  • de l'"endoxa", la connaissance des "lieux communs" acceptée par tous d'Aristote,
  • la "sapience" c'est le "savoir" nomologiquement autoritatif de par le droit, la science, les faits, la raison, qui sera de référence évidentielle ou consensuellement incontestée pour avoir déjà été soumise en vain à réfutation. Transdisciplinaire, il cherchera à être indéfiniment cohérent.

Un projet de MDRS (Multitude's doxiologic referent for sapience - Multitudinariat doxiologique de référence pour la sapience) visera l'étude d'un mnemware multimatique commun : un référentiel des savoirs communément validés pour les systèmes informatisés.

La méthode agorique

Se pose alors la question de la méthode de pensée. Si l'on repart de Descartes, les quatre règles en sont :

  1. Ne recevoir aucune chose pour vraie tant que son esprit ne l'aura clairement et distinctement assimilée préalablement.
    c'est ce que l'on va travailler aujourd'hui sous le terme d'évidentialité (cf.supra)
  2. Diviser chacune des difficultés afin de mieux les examiner et les résoudre.
    c'est faire abstraction des synergies au sein d'un tout diktyologique supérieur à l'ensemble de ses parties.
  3. Établir un ordre de pensées, en commençant par les objets les plus simples jusqu'aux plus complexes et divers, et ainsi de les retenir toutes et en ordre.
    ceci reste d'actualité, mais la catégorisation se heurte au transdisciplinaire et appelle à un mode de délineation plus flexible pour des stratégies de recherche multiples.
  4. Passer toutes les choses en revue afin de ne rien omettre.
    nous avons appris que cela n'était pas possible en raison de la construction de la complexité sur le nombre et la familiarité scientifique de l'infini.

La question va être aussi de savoir si son mode logique hérité d'Aristote, fondé sur son syllogisme dialectique et appliqué dans une mathématique dont Godël nous a démontré l'incomplétude, va suffire pour ...

Raison logique

... répondre au contexte agorique "profond" que nous discernons, pour reprendre le mot informatique de Drexler et sociologique de Boudon comme à l'ouverture intellectuelle de la clôture causale héritée de Newton (une cause non matérielle peut elle avoir un effet matériel ?) pour une diaplexie [1] polylectique [2] ?

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  1. ethymologiquement : voir à travers la complexité.
  2. pluralité croisée des discours.

Raison agorique

La méthode de raison agorique dont nous avons à référencer la démarche ne peut que reposer sur le paradigme de Louis Pouzin : "le réseau des réseaux" qui est indéfiniment imprédicatif car il implique qu'un réseau est quelque chose qui est en réseaux. Elle doit tirer avantage de la réflexion d'Edgar Morin sur la pensée complexe, de l'expérience diktyologique aquise par la construction, l'obstruction, la déconstruction et la reconstruction multimatique.

Et sur l'acquisition de la conflexion ALFA à l'occasion du LERDA, la laboratoire libre et ouvert du comptoir du "cafedu.com".


ALFA

ALFA signifie "Architectonie Libre/Free Architectonie". Elle vise à être la prémisse endoxique (Aristote : premier lieu commun) de la recherche et du développement de la sapience. En cela elle tente de répondre au principe qui semble découler de la lecture de Leibnitz par Chaitin :

"plus simple la prémisse, plus riche l'émergence"

Il semble possible de résumer ALFA ainsi :

 
Nous nommerons interligence la texture par laquelle "tout est lié", "syllodonnées" les lois de ses liens et capax la capacité de les modifier. Les mouvements sont ceux de l'homéostasie généralisée de sa tenségrité nomologique.
 

Cet énoncé est ontique au sens de la consi­dé­ra­tion des appa­rences des choses ou de leurs ­attributs sépa­rés, et non pas ontologique car ne considérant qu'indirectement ce que sont les choses en elles-mêmes, dans leur nature intime et profonde par ce qui sera appelé la "syllophysique" qui en considérera la technosophie de leurs liens.

Un nombre de points nouveaux devront en être transdisciplinairement considérés dans leurs phénoménologies,

  • quantique (Max Plank) : monde de la physique matérielle (visible) ;
  • anoptique (Olivier Auber) : monde de la phénomènologie immatérielle (invisible).


nomologique des points de vue à considérer

Une ébauche de population de la transdisciplinarité nomologique à explrorer est ici donnée.

C'est une tâche collective importante qui va sans doute échoir à la recherche ouverte et honoraire, la recherche étudiante et établie ne pouvant aisément s'affanchir de ses cloisonnements struturels et procéder de la façon incertaine qu'un tel travail collectif et novateur réclame.

Le propos de cette ébauche est qu'elle soit cent fois remise sur le métiers, sur tous les métiers, jusqu'à une délinéation stable et acceptée des données profondes dont les services réseau étendus et l'intelligence mnématique sauront appréhender la présentation.

Diktya

Le projet Diktya est celui d'une diktyologie dynamique de la Multitude, c'est à dire d'un réseau d'ontologies informatiques ouvertes portant sur la recherhe sapience, le "commun du savoir commun".

Le savoir humain est essentiellement conservé dans des "documents" :

Dictionnaire Académie française 9ème édition (AF9):
"XIIIe siècle. Emprunté du latin documentum, « exemple, modèle », « enseignement, ce qui sert à instruire », puis « acte écrit qui sert de témoignage, preuve »."

Le but sera ici de réunir, conserver et tenir à disposition la sapience dans des "perférents" :

Cicéron : ce qui va faire tenir une nouvelle, comme une support numérique peut le faire moyennant, le cas échéant, travail en commun et/ou révisions successives pour plus de clarté, dont la fiducie peut être techniquement garantie.

A la différence d'une wikipedie, Diktya rendra compte des travaux de la recherche elle-même sous licence Creative Common plaçant la sapience établie en commun à la portée directe de tous, avec la possibilité d'interroger les unités de recherche Libre elles-mêmes.

THEXXI

ProMultis

Un tel projet doit avoir un sponsor organisateur. Le projet est celui d'une "smart-up" où le "M" signifierait "multitudinariat" et où le problème de la capitalisation serait résolu de façon non monétaire.


prévision ProMultis


La nomologie, le contexte et l'économie du projet n'autorisent plus le recours à la formule associative, comme pour la catalyse de l'IPSS menée par {http://intlnet.org INTLNET], ou même pour l'intégration de la diversité linguistique comme pour Eurolinc puis MAAYA. Une association est trop compliquée à gérer par un ordinateur moyennement programmé !

En revenant aux prémisses du débat sur la Multitude, la remarque de Jean Bodin, père de la notion de souveraineté et charnière entre Machiavel et Hobbes, semble clé : "il n’y a richesse, ni force que d’hommes : et qui plus est la multitude des citoyens empêche toujours les séditions et factions". Tandisqu'une réflexion contempraine pourra $etre que la multitude, comme la complexité, est faite du nombre.

Il semble que de tout cela vient l'idée d'un véhicule porteur sous forme de multitudinariat quasi souverain par le nombre dans le domaine de l'usage, laissant à l'Etat celui de la norme et au secteur privé celui du commerce. C'est en quelque sorte une "civilisation générale" des idées marchandes exprimée par la RFC 6852 pour le compromis entre la norme et le commerce qu'est la standardisation qui ne sera toujours que particulière à une pratique de consommation.

Cette expérience de multitudinariat de la souveraineté des gens, sera tentée sous la forme de la SAS "ProMultis" au capital variable indéfiniment ouvert (nombre), à un euro l'action (ouvert à tous) avec pour propos la desserte concertée des intérêts communs de ses associés : par exemple en tant que centrale d'achats, nommage perpétuel, solidarité technicosociale, etc. Son économie sera donc bâtie sur les marges à la baisse des acheteurs que sur celles à la hausse des vendeurs, le volume de production (travail) n'étant pas recherché dans la consommation mais dans de mailleures réponses aux spécifications préalablement délibérées en commun.

Il s'agit là d'un transfert de l'Etat vers le commun, déjà noté dans l'adage fameux "code is law". Le moyen pratique sera expérimenté dans la fiducie d'une structure tierce (exemples de l'IESG elle-même modérée par l'IAB, pour la standardisation, les bonnes prétiques et la connaissance de la technologie internet, ou de la supervision du Secrétaire Général des Nations Unies pour les experts annimant le forum de la Gouvernance de l'Internet ; ou encore les équilibres recherchés dans la structuration des diverses gouvernances multipartenariales). Dans le cas du plan M, une approche de recherche expérimentale sera explorée à travers la fiducie du multipartenariat par la "SASUSE" (SASU Sénior Entreprise) de son conveneur avec pour mission l'élaboration et la mise en place opéationnelle d'une doctrine juridique de la gouvernance des multitudinaiats et de leurs composantes cobotiques autonomes (dont nombre de solutions de syndicats d'intérêt cobotique local commun [exemple : la domotisation d'immeubles ou de lotissements] auront besoin.

La personnalité morale, légale et sociétale étant ainsi établie, les premiers objectifs seront :

  • d'en fixer les modalités économiques
  • d'en étudier, spécifier et "autonomatiser" les outils intellectuels et cobotiques propres à ses ambitions, qui soient adaptés au mode de pensée agorique et à ses appliations fonctionnelles.

PMLABs